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Un "groupe de travail" sur le cas de Florence Cassez va se réunir rapidement LEMONDE.FR avec AFP | 09.03.09 | 19h47  

  • Mis à jour le 09.03.09 | 21h50

e président Nicolas Sarkozy a annoncé, lundi 9 mars, à Mexico avoir décidé avec le président mexicain Felipe Calderon la mise en place d'un "groupe de travail juridique franco-mexicain" sur le dossier de Florence Cassez, condamnée par la justice mexicaine à soixante ans de prison pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie. Elle pourrait ainsi continuer de purger sa peine en France.

 

Ce groupe pourrait se réunir "dès demain", a déclaré le président français au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue mexicain. Il "se donnera trois semaines pour trouver une solution qui permette de préserver les intérêts de la justice mexicaine, de la justice française, les intérêts des victimes et le droit de chacun, même s'il a été condamné, à se voir respecter dans l'application des droits qui sont les siens", a poursuivi M. Sarkozy.

VIOLENTES RÉACTIONS AU MEXIQUE

Il a ajouté qu'il existait, dans un cas comme celui de Florence Cassez, des "traités et des conventions", et en particulier "une convention dite de Strasbourg, de 1983, qui prévoit la possibilité de transférer un détenu français du Mexique en France ou de transférer au Mexique un Mexicain détenu en France". Peu après cette annonce, l'avocat de Mme Cassez a confirmé que sa cliente avait demandé à purger sa peine en France.

Le président Sarkozy a en outre souligné que "le Mexique était une démocratie", que "la justice mexicaine était indépendante", et qu'il n'était "pas venu pour discuter les décisions de la justice mexicaine". Le président mexicain Felipe Calderon a dit apprécier "le respect montré par le président Sarkozy vis-à-vis des décisions prises par la justice mexicaine".

Au Mexique, où Florence Cassez est détenue depuis plus de trois ans, la perspective d'une possibilité de son transfert vers la France suscite de violentes réactions. Les enlèvements par des gangs criminels sont devenus un véritable fléau dans le pays, avec environ 8 000 cas recensés chaque année.